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Solennité et émotion ont rythmé la cérémonie.

Dimanche 30 juin 2013, en Mairie de Chatuzange le Goubet, le Comité Français pour Yad Vashem a remis à titre posthume le diplôme de « Juste parmi les Nations », la plus haute distinction civile décernée par l’Etat d’Israël, à Louise LONGUEVILLE, pour avoir sauvé à ses risques et périls deux enfants juifs, Michel et Henri JABKO, de la barbarie nazie.

C’est en présence de Pierre-André DURAND, Préfet, Didier GUILLAUME, Vice-président du Sénat et Président du Conseil Général de la Drôme, Nathalie NIESON, Députée, Gabriel BITTON, Directeur Adjoint de la Mission Européenne de la Défense auprès de l’ambassade d’Israël, Pierre PIENECK, Président de la LICRA Drôme, Pierre-Louis FILLET, Directeur du Musée de la Résistance de la Drôme, Philippe DRESIN, Maire de Romans sur Isère,  des membres du conseil municipal, de représentants d’autorités religieuses, de représentants d’association d’anciens combattants, de directeurs d’écoles et de nombreux Goubetois (et pour certains habitants de Papelissier), que s’est déroulée en Mairie une cérémonie unique chargée d’émotion et de solennité.

 Louise LONGUEVILLE
 le maire au côté d’Henri et Michel JABKO

      

L’assistance a écouté avec beaucoup d’émotion le récit du sauvetage des enfants JABKO, présenté par le Maire qui dans son discours a souligné l’horreur des années sombres, l’inhumanité.

le récit du sauvetage : « Fuyant les discriminations antisémites en Pologne, les époux Jabko viennent s’installer, au début des années 30, à Paris 6 rue des Petites Ecuries dans le 10ème. Ils auront deux enfants Michel, né en 1935, et Henri en 1940. Mozko Jabko, le père, exerce la profession de maroquinier et sa femme, Myriam, celle de mécanicienne dans un atelier de lingerie.
Dès la promulgation des lois raciales, dans le courant des premiers mois de 1942, le père est arrêté au cours d’un repas familial. Déporté en juillet 1942 il ne reviendra pas des camps de concentration.
Après la rafle du Vél d’Hiv de juillet 1942, les enfants partent en train de nuit, sous la conduite d’un « monsieur inconnu d’eux », retrouver leur mère qui a trouvé refuge à Eybens, près de Grenoble.
La situation s’aggravant ils la quittent très rapidement et, grâce à des voisins très coopératifs, sont transportés à bicyclette jusqu’à Papelissier, petit hameau près de Chatuzange le Goubet (Drôme) où ils sont confiés à Louise Longueville.
Louise Longueville, célibataire, va prendre grand soin et choyer ces deux petits garçons, Michel fréquentera l’école, ils auront une vie de ‘gamins’ intégrés dans le village, des copains, iront à la messe mais Louise Longueville s’opposera à leur baptême. De nombreux autres enfants ont aussi été cachés dans la région, en particulier au château de Peyrins.
Les habitants de Papelissier eux aussi savaient, mais le secret fut bien protégé.
A l’automne 1944, Michel part rejoindre sa mère à Paris et Henri quittera, à son tour, Louise Longueville mi-45.
Les liens ont été maintenus après la guerre et les enfants iront régulièrement retrouver Louise Longueville pendant les vacances ».

France 3 Rhône-Alpes était là pour recueillir les témoignages de Henri et Michel JABKO et de Christian Gauthier. Le reportage réalisé par France 3 Rhône-Alpes sur l’hommage à Louise Longueville a été diffusé le 30 juin 2013 dans le JT 19/20.
Crédit vidéo : « Reportage de France 3 Rhône-Alpes – Journalistes : Stéphanie Loeb et Pierre Lachaux« .

Reportage de FR3 du 30 juin 2013